Reconstruire la Gauche : Déclaration unitaire FASE, GU, Alternatifs, NPA, PCF, PCOF, PG
Par Raymond le mardi 29 septembre 2009, 20:12 - reconstruire la gauche - Lien permanent
Les partis et mouvements réunis ce jour, lundi 28 septembre, dans le cadre d'un groupe de travail sur les Régionales ont fait la déclaration suivante :
Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l'ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la perspective d'une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le patronat. L'enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir réactionnaire.
Les sujets ne manquent pas : la privatisation de la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche, la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du droit aux études pour tous et toutes, l'augmentation du forfait hospitalier, la mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs immigrés... Beaucoup de manifestations, d'initiatives sociales et politiques, se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l'emploi, contre la précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet « climat » de Copenhague...
La crise du capitalisme, économique et écologique, continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards d'euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l'addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise écologique s'accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens d'existence demillions d'être humains et menace gravement la biodiversité. Il y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies d'actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la population.
Face à un capitalisme de plus en plus brutal et sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques, rien nedoit détourner de la nécessaire construction d'une alternative à logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de combat. Voilà nos priorités.
Or, Face à la détermination du pouvoir Sarkozyste, nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche d'accompagnement avec la tentative de construction d'une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Écologie et le projet de primaires. C'est à dire d'une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve malheureusement la situation italienne.
Dans ce contexte, les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme.
Il s'agit, ensemble, non seulement de contrecarrer l'offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes.
A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n'avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre.
Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis.
Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.
C'est pourquoi les partis et courants politiques réunis ce jour se sont mis d'accord pour une prochaine réunion de notre groupe de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première tache d'élaborer un calendrier qui permettra d'organiser les discussions sur tous les points à régler afin de trouver un accord
C'est un premier pas mais il est important car les enjeux de ces électionssont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble, nous pouvonscontribuerà inverser le rapport de force entre la droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les urnes.
Signataires :Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG).
On également assisté à cette réunion au titre d'observateurs, des délégations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) et de Lutte ouvrière (LO).
contact@cocoblog28.fr
Et n’hésitez pas à donner votre avis en laissant un commentaire. Merci.


Commentaires
Bonjour,
content de te retrouver Raymond.
Oui celà est positif mais soyons conscients que celà est reste difficile.
Quoiqu'il en soit, nous continuons à penser que le succès du Front de Gauche se poursuivra sur des idées cohérentes.
Seule une position lisible nous garantira un succès dont je me plais à croire qu'il est possible.
A bientôt...
je trouve ton article tres bien mais je suis septique sur la position de notre parti car la semaine derniere dans l huma marie george ouvrait des ateliers avec les sos en vue des reginnales et la je suis pas d accord ses discution la c est entre les deux tours qu elles peuvent avoir lieu a condition que bayrou n en fasse pas parti amicalement
Salut,
Je suis aussi septique, les atteliers ouverts avec le PS et les déclarations de Buffet ne vont pas dans le bon sens. Dans certaines régions se dessinent déjà des accords avec le PS dès le premier tour. J'ai vu qu'il y avait un accord PG-PCF mais je ne sais pas le contenu de celui ci.
Mais mon sentiment, après discussion avec des militants PCF, c'est qu'une partie est largement favorable favorable pour être avec le PS pour conserver les élus, et une autre partie des militants qui le refusent.
Les deux orientations sont contradictoires et fondamentalement différentes, cela va être dur !
d accord mathieu j ai envoye aublig du parti un mail leur demandant pourquoi on voulais trahir les electeurs je n ai eu aucune reponse a se jour pour moi nous avons fait le front de gauche au europeennes cela a eu l air de fonctioner pourquoi retourner notre veste soyon logique avec nous meme on se bat avec le front de gauche aupremier tour et au deuxieme on vote pour celui en tete s il est pas avec le modemsi on change encore d idee cette fois ci j arrete tout de suite de servir un parti en qui je ne pourrais plus me reconnaitre amicalement
Nous pouvons réussir ces régionales comme nous avons réussi les européennes.
Nul doute que le succès de nos idées passent par notre mobilisation et notre cohérence. Il faut :
1/ garder le Front de Gauche,
2/ ne pas se rallier avec le MODEM,
3/ battre la droite.
Attention car nous sommes attendus !! j'appel à ce que nous restions fidèles à nos identités respectives et à ne pas tomber dans le piège de négociations contre productives.
L'idée de garder le Front de Gauche parait nécessaire, n'y étant pas, la démarche de rassemblement est nécessaire. Mais dans quel cadre ? Les ateliers ouverts avec le PS sont problématiques de même que les alliances à géométrie variable du PCF qui conclu des a&ccords avec le PS dés le premier tout.
Nous sommes tous attendus, NPA ou PG ou PCF.
je suis ok avec Mathieu. D'ores et déjà en région centre, il y a des problèmes qui émergent. Il nous faudra du courage mais n'est-ce pas là le carburant d'un militant de gauche !
Dans le communiqué, on pose bien la question d'offrir une autre alternative, une nouvelle alternative face aux traditionnelles accords avec le PS. Je le vois ainsi.
On peut discuter d'une position du second tou, accord technique ou pas, ou bien donner une consigne de vote. Mais aujourd'hui, conclure des accords politiques avec le PS, c'est redonner une légitimité politique de gauche, qu'il a perdu au fil des luttes et des élections. Je le répète, ne soyons plus la bequille ouvrière du PS, soyonsl'avant garde politique du mouvement ouvrier, avant garde révolutionnaire.
Il y a encore des divergences, pas uniquement sur les stratégies d'alliances, mais aussi l'analyse des syndicats aujourd'hui et de leur stratégie où nous avons des désaccords, mais cela fait partie du débat politique dans le lmouvement ouvrier.
Mathieu
Merci Raymond, de mettre cet outil à la disposition des militants, car ça permet de partager opinions et sentiments sur la question politique.
- Dans ce débat, il est inquiétant de constater les causes de la perte de vitesse de notre Parti: la primauté de la defense des intérêts du parti sur celui des ouvriers ou ceux qui devraient être l'éléctorat du parti.
- Dans la situation actuelle où les gens sont de plus en plus en difficulté financière, de trouver du boulot, de se loger, bref de vivre d'une façon respectable. Je me pose la question de savoir, en quoi l'attitude du parti repond aux besoins de la population?
Quel est la place idéologique dans les demarches du parti?
Pour le Parti, entre la conservation des élus et la constance idéologique, que ce qui prime?
Au dela de toutes critiques subjectives.
Entre une alliance avec le PS, si cela était possible au premier tour, et une alliance avec le PG, NPA, et autre.
Dans quelle alliance allons nous avoir moins de mal à faire avancer le modele de la société à laquelle aspire le communisme?
Je pense qu'une structure politique ou sociale qui s'oriente dans la demarche qui consiste à tout faire pour préserver son existance même au detriment de l'idée fondemmentale de son existance est une structure qui s'oriente vers sa disparition.
Je pense aussi que,
L'existence d'une structure politique se base dans la defense de ses fondementaux. Lorsque la défense du formel prend la primauté sur la defense des fondemmentaux, la structure pert son sens et sa raison d'existence.
Si le PCF opte à faire comme le PS, sachant que le PS sait faire du PS mieux que quiconque.
La demarche de faire du PS serait pour le PCF une demarche perdante.
Cela dit, tous ce que je dis n'engage que moi!!!
Bonjour,
un petit détour en ce samedi matin par le cocoblog28 pour lire avec plaisir les propos de Jeff.
Effectivement, ce choix qu'il décrit c'est posé à certains d'entre nous. Celà est un choix difficile car il conditionne l'avenir de la gauche.
Un parti doit avoir pour préocupations les intérêts des travailleurs indépendament d'intérêts électoraux ou autres. Encore plus, un parti qui milite pour une transformation révolutionnaire de la société capitaliste doit se donner les moyens idéologiques et stratégiques pour y arriver.
La principale question est de savoir aujourd'hui quelles partis sont en rupture avec le système capitaliste ? Enfin, savoir si le PCF, historiquement le parti qui encadré le mouvement ouvrier, désire t il adapter et réformer le capitalisme, ou bien casser ce système ?
Ce débat porte sur des éléments stratégiques et idéologiques long terme, mais qui concrètement se pose dans le cadre des alliances.
Nous savons que le Parti Socialiste a définitivement abandonné toutes orientations révolutionnaire et anticapitaliste, depuis plus de 25 ans. Tel un bateau sans quille ni mat, il est à la dérive. Le PCF suite une lente disparition, à l'échelle de l'histoire, mais il n'est pas mort. Au niveau européen, les autres PC sont dans le même état. Sa participation aux institutions bourgeoises n'a pas eu l'effet escompté, et le socialisme s'éloigne à mesure des années qui passent.
Aujourd'hui il faut redonner espoir aux travailleurs, aux salariés, aux chomeurs, aux femmes qui souffrent, aux jeunes qui ne voient pas de perspectives pour leur avenir, aux sans papiers qui souffrent de l'exploitation, etc...
On peut toujours être attaché à un parti, à sa culture, mais quand celui ci n'est plus en adéquation, peut être qu'il faut passer à autre chose, à savoir la nécessité de se dépasser.
je comprend bien que de nombreux militants PCF sont attachés au PC, à son histoire, de même que je l'étais et le suis toujours pour la LCR, mais chaque période historique est défini par des caractéristiques propres ( économiques, politiques, sociales tant sur les rapports de force que les formes démocratiques ou non ) mais le fil conducteur de chaque période historique, de chaque société, c'est la lutte des classes?
"l'histoire de toute société, c'est l'histoire de la lutte des classe".MARX
"Je pense qu'une structure politique ou sociale qui s'oriente dans la demarche qui consiste à tout faire pour préserver son existance même au detriment de l'idée fondemmentale de son existance est une structure qui s'oriente vers sa disparition."
En 1920, les communistes russes avaient déjà une vision éclairé du rôle du Parti Communiste, pour ma part c'est une référence que je vous propos, lecture des 4 premiers congrès de l'Internationale Communiste.
Mathieu
Ci joint contribution du PCF aux électiosn régionales dans le cadre des discussions régionales
Contribution du PCF à la réunion du 16 octobre
Les réunions du 28 septembre et du 7
octobre n’ont pas permis d’avancer sur le
point qui nous paraît être une clé de voûte:
vérifier si nous pouvons aller ensemble aux
élections régionales sur des objectifs
politiques communs. L'objet de ce texte est
de clarifier ces objectifs communs.
Nous avons à maintes reprises posé cette
question lors de nos deux rencontres, mais
le flou a persisté. Tout s’est passé comme
si certaines des organisations réunies
estimaient que nous pouvions aller
ensemble aux élections régionales sans lever
ce flou, ou plus exactement qu’il n’était pas
forcément gênant que deux positions
existent au sein des listes que nous
pourrions former sur des questions
pourtant aussi essentielles dans une
élection de ce type que la vocation
majoritaire de notre démarche et le rapport
à la question des majorités à constituer au
second tour et de leur fonctionnement
futur.
Cela nous paraît totalement impossible, car
les questions posées sont essentielles. Cela
nous paraît de surcroît suicidaire : la
cacophonie que risqueraient de faire
entendre ces listes conduirait très vite à les
rendre inaudibles.
Nous ne pouvons pas aller à ces élections
avec comme seule base d’accord un
programme commun minimum que l’on
pourrait résumer ainsi : ne pas faire de
listes avec le Parti socialiste au premier
tour. Bien entendu, la constitution de listes
communes au 1er tour n’obligent pas à être
d’accord sur tout. Mais cet accord doit
exister sur les objectifs politiques
essentiels. Il nous semble donc absolument
nécessaire de clarifier par écrit ces quelques
points qui nous paraissent être des
« incontournables ».
Juste un point de méthode : n'engageons
pas un débat d'amendements sans fin ! Il
s’agit dans notre esprit de s'engager
ensemble sur quelques points politiques
clés sur lesquels nous devons savoir si nous
sommes d’accord pour pouvoir aller
éventuellement plus avant.
- A mi-chemin du quinquennat
Sarkozy, et alors que la crise
capitaliste ce cesse de s’amplifier
depuis un an, ces élections auront
un double enjeu politique essentiel :
elles décideront de l’avenir des
politiques mises en oeuvre dans des
collectivités régionales dont
l’importance ne cessent de grandir,
et elles donneront du même coup un
signal fort sur l’orientation des
politiques nationales attendues par
les Français.
L’UMP n’aborde pas ces élections
comme des élections intermédiaires,
mais avec des ambitions de victoires
et de reconquêtes des pouvoirs
régionaux perdus en 2004. Le
pouvoir sarkozyste vise ainsi à
disposer de nouvelles armes dans
son dispositif de remodelage de la
toute la société et à relancer son
projet politique, qui bute
désormais sur des mobilisations
répétées et l’opposition d’une part
grandissante de notre peuple.
Cela implique de placer au coeur de
notre combat des régionales des
objectifs permettant de contrer ces
ambitions : tout faire pour
empêcher la droite sarkozyste de
4
reconquérir le pouvoir dans les
régions et comme il serait illusoire
de penser réussir cela en
n’opposant à la droite qu’une union
de façade, tout faire pour créer les
conditions de majorités régionales
susceptibles de mettre en ouvre des
politiques en rupture avec les choix
sarkozystes et les logiques libérales.
L’ambition majoritaire de notre
combat n’est dons pas un pis aller,
un supplément d'âme, une
concession faite au second tour à la
nécessité de battre la droite, elle
doit être placée au centre de notre
bataille.
- Si des listes autonomes de large
rassemblement allaient à la bataille
au premier tour, pour changer les
rapports de force à gauche et pour
que puisse s’exprimer de la manière
la plus forte et la plus claire
possible dans ces élections le besoin
d’orientations politiques et de
majorités régionales clairement
engagées à gauche, ces listes
devraient dire dès avant le premier
tour qu’elles travailleront au second
tour sans aucune ambiguïté au
rassemblement et à la fusion de
toutes les listes de gauche et
écologistes, avec l’objectif de battre
la droite, de permettre l’élection et
la constitution de majorités
solidement ancrées à gauche , de
participer à la mise en oeuvre des
objectifs de gauche de ces majorités,
en particulier des options que nous
aurions portées au premier tour, en
allant jusqu'à la participation aux
exécutifs, à l'exclusion de toute
participation du MODEM, si les
conditions existent de mettre en
oeuvre ces objectifs.
- C’est donc avec des programmes
régionaux visant à être mis en oeuvre
que nous devons aller à cette
bataille. C’est une des conditions
de la crédibilité politique de notre
démarche.
Suite :contribution du NPA
4 Contribution du NPA
Au bout de trois semaines de discussions
positives, nous souhaitons apporter notre
contribution à l'approfondissement du
travail unitaire engagé. Il s'agit à notre
sens de mettre en place un cadre politique
national permettant une présentation de
liste de premier tour sur l'ensemble du
territoire à partir d'une analyse politique
des enjeux nationaux et régionaux du
scrutin. Ce texte vise à faire connaître
l'éclairage du NPA sur les questions posées
dans nos réunions et qui n'ont pas toutes
trouvé à ce stade de réponse commune.
Comme nous l'avions proposé à la fin de la
précédente réunion, chaque composante
doit pouvoir contribuer à la réflexion
commune sur programme et alliance. Voilà
donc ce que le NPA propose à la
discussion. Il va de soi que les propositions
ci-après ne sont bien évidemment pas
globalement à prendre ou à laisser.
Programmes et alliances sont deux
questions liées. On peut faire front pour
battre un adversaire, la droite, dans la rue et
dans les urnes. Mais pour sceller une
alliance susceptible de mettre en oeuvre une
politique, il faut un accord programmatique
sur des bases solides, alternative à toutes les
politiques de droite et aux politiques social
libérales. Un programme inédit et ambitieux
sur le plan social et écologique.
La recomposition rose/orange/verte au
centre qui s'affirme n'est pas le simple fait
d'un pragmatisme électoral. C'est le fruit
d'un rapprochement programmatique basé
sur l'idée qu'il existe une possibilité de gérer
le système en le tempérant sur le plan social
et écologique. A ce premier choix, il faut en
opposer un autre : l'alliance de la gauche
radicale, de «!l'autre gauche!», c'est à dire le
bloc des anticapitalistes, des révolutionnaires
et des antilibéraux. Il existe une base
commune possible à cela. Cette base n'est
pas tout le programme de chacune et chacun
de nos mouvements. Ce programme part des
aspirations de celles et ceux qui ne veulent
pas subir les conséquences de la triple crise
économique, sociale et écologique que
connaît le capitalisme du XXIe siècle, de
celles et ceux qui veulent inventer une
démocratie directe et vivante qui ne s'arrête
pas aux portes des entreprises et des
quartiers populaires, de celle et ceux qui
luttent au quotidien. Contre le chômage et
les licenciements, contre les privatisations,
pour la défense du pouvoir d'achat, la
réduction du temps de travail, le droit à la
sécu et à la retraite, pour un plan ambitieux
de reconversion écologique, la mise en place
d'un grand service public de l'énergie, contre
toutes les formes de discrimination et
d'oppression .... Et ce programme trouve sa
traduction à l'échelle des conseils régionaux,
sans toutefois se laisser enfermer dans le
carcan budgétaire et légal..!
Ce programme est la base des listes que
nous entendons constituer dans les 21
régions. Nous nous engageons à le défendre
dans les conseils régionaux et à le mettre en
oeuvre partout où le rapport de forces le
permettra. Mais nous ne sommes pas prêts à
brader nos idéaux, à tourner le dos aux
aspirations populaires, à nos responsabilités
d'écologistes radicaux, dans un
gouvernement de région dirigé par le PS tel
qu’il est. Nous voulons être libres de nos
votes. On ne peut pas allier, sauf à se renier,
ceux qui subventionnent les lycées privées,
les boites qui licencient et ceux qui veulent
mobiliser les fonds publics dans l'intérêt des
salariés et de la population, ceux qui veulent
gérer le système et ceux qui veulent rompre.
Le programme des socialistes et de plus en
plus proche de celui du Modem et de plus
en plus éloigné des aspirations populaires,
d'un programme 100 % gauche.
En 2004, les socialistes ont annoncé que les
20 régions sur 21 régions métropolitaines
qu'ils dirigeaient seraient un rempart pour
protéger les populations contre la droite. La
pratique a démontré que c'est loin d'être le
cas. Il faut une autre politique, alternative
aux gestions social libérales des régions.
Ces élections ont donc bien un double enjeu,
national et régional. National car dans cette
dernière échéance majeure avant 2012, il
s’agit de faire naître une dynamique
politique qui combatte résolument les
mesures réactionnaires de Sarkozy et qui
offre un projet réellement alternatif, en
rupture avec les politiques
d’accompagnement du système. Seule
l’émergence d’un rassemblement de la
gauche radicale pourra susciter espoir,
dynamique et contribuer aux victoires de
demain dont nous avons tant besoin.
Ce sont ces raisons fondamentales qui
justifient que nous tournions le dos à toute
alliance de premier tour avec le PS. Et c'est
l'urgence sociale et écologique qui impose la
clarté, la lisibilité de notre accord à l'échelle
nationale. Donc un accord national et pas un
7
accord à géométrie variable.
Sans hésiter, nous ferons tout pour battre les
listes soutenues par Sarkozy et nous
voulons utiliser la loi électorale telle qu'elle
est pour obtenir un nombre d'élus qui
correspond à la proportion de la population
que nous représentons. Ainsi nous prenons
notre part dans la défaite nécessaire du
pouvoir central et nous permettons à nos
électeurs du premier tout de revoter pour
nous au second.
C'est pourquoi nous sommes prêts à
envisager des fusions «!démocratiques!» ou
«!techniques!» selon les dénominations.
Évidemment, même démocratique/technique,
c'est un geste politique. Et là dessus, nous
avons une ligne de conduite :
• nous pouvons fusionner avec les
forces de gauche avec lesquelles
nous proposons l'unité dans la rue,
face à la droite aux élections. Ce qui
inclut le PS et ce qui exclut le
Modem.
• avec le PS, la seule fusion possible,
c'est une fusion pour battre la droite,
assurer la représentation
proportionnelle des rapports de
force issus du premier tour et pas
une fusion sur une base
programmatique commune
introuvable.!