Certains dans le PCF ne sont pas favorables à ce que le PCF fasse partie d'un front fixe et donc à la continuité de celui-ci, je pense qu'ils sont minoritaires. Cependant compte tenu de plusieurs articles ou déclarations ambigües, qui en appellent à tout le monde à gauche sans distinction, je souhaite apporter une contribution à ce débat, à la veille des conseils nationaux du PCF et du NPA. Nous sommes très forts pour saborder une démarche de l'intérieur tout en claironnant que nous sommes pour celle-ci. Par contre, je considère que la position du PG et de la fédération sont clairs sur ce sujet.

Pour ma part, je suis favorable à un front fixe élargi au NPA, à la Fédération, aux alternatifs et permettant des adhésions individuelles directes, qui ne limite pas son action aux échéances électorales. Le ralliement de militants ou groupes de militants de LO, du POI, du MRC, des verts ou du PS sera possible dans ce cadre. Des modalités de fonctionnement stables doivent être définies de façon à éviter le hiatus final des comités anti-libéraux.

Je ne suis pas favorable à la fusion des organisations en son sein, à la fois parce que cela ne correspond pas aux représentations des uns et des autres et que cela serait contreproductif en terme militant,  mais surtout parce que je pense que le PCF a un message spécifique sur le développement durable, la mixité économique à prédominance sociale et une expérience des institutions qui ne doivent pas disparaitre et qui ne font pas l'unanimité au sein du Front de gauche.

Dans la période, je pense que les appels nationaux au PS brouillent gravement le message. Pour moi, il faut différencier les forces de gauche, il y a celles avec qui on s'allie (PG, NPA...) et celles auxquelles on joint ses voix. Je suis favorable à des listes FG autonomes au premier tour des régionales avec fusion des listes de gauche entre les deux tours.

Au delà de ce positionnement, voici quelques éléments factuels sur ces prochaines élections régionales qui pèsent sur la réflexion :

- le mode de scrutin s'apparente à celui des municipales avec une proportionnelle renforcée à deux tours (prime à la liste arrivée en tête, fusion des listes à +5%, maintien des listes à +10%) à l'exception de la Corse.

- en 2004, 9 des 21 régions métropolitaines ont été remportées par une gauche minoritaire dans le cadre de triangulaires Gauche - UMP - FN.

- si on projette les résultats des élections européennes 2009, on peut considérer que des listes FG élargies au NPA pourraient fusionner dans toutes les régions métropolitaines (>5%) et se maintenir dans 16 régions (>5%) au risque de faire élire la droite. Si on ne regarde que le Front de gauche la fusion est possible dans 15 régions métropolitaines et le maintien dans une.

- en 2004, il y a eu, au 1er tour, 8 régions avec listes autonomes avec le PCF et 14 régions avec listes communes PS et PCF.

- il y a aujourd'hui moins de 200 communistes dans les conseils régionaux sur la base des élections de 2004, en projetant les résultats des européennes, une fusion des listes entre les deux tours pourrait donner plus de 250 conseillers régionaux FG dans la mesure où les régions ne changent pas de camp.

- Au européennes2009, le NPA était devant le FG dans 10 régions sur 22.

Cordialement

Serge Vidal
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