Élections européennes - 7 juin : et après, que faire ? (3ème volet)
Par Raymond le mercredi 3 juin 2009, 07:03 - élections européennes juin 2009 - Lien permanent
Ma réponse est sans équivoque :
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Continuer et accélérer !
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Inscrire la démarche du Front de Gauche dans la durée !
Pour cela il faut ancrer le Front de Gauche dans une ligne stratégique claire, sans équivoque, lisible par tous :
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Mettre la gauche en mesure de battre les candidats de la droite en 2012 !
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Et viser comme premier jalon les élections régionales de 2010 !
Il nous reste donc 3 ans … c’est peu …
Qu’on ne s’y trompe pas, la tâche est immense ! Il ne s’agit pas uniquement d’élargir le Front à des fins purement électorales. Si c’est nécessaire, c’est très loin d’être suffisant !
Qu’on ne s’y m’éprenne pas. Il ne s’agit pas de cautionner le jeu politique de la primauté de l’élection présidentielle. Mais si nous excluons nous-mêmes de ce jeu, il ne faudra pas s’étonner de ne pas y figurer !
Prenons bien la mesure de l’enjeu :
Nous avons 3 ans pour reconstruire non pas « la gauche de la gauche » ou « la gauche radicale » mais pour reconstruire « La Gauche » !
Se placer en dessous de cet enjeu, c’est ce privé de l’ambition de gagner !
Reconstruire La Gauche, c’est avoir :
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1 force politique nouvelle dans sa forme, son fonctionnement. Cette force peut être le Front de Gauche.
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1 ambition politique nouvelle : inventer une nouvelle société capable de répondre aux défits du 21ème siècle !
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1 projet politique pour cette ambition !
Et quand je parle de projet je ne parle pas de catalogue de propositions (quelques soit le nombre) se contentant de reprendre des revendications d’origines syndicale ou associative, mêmes si ces dernières sont tout à fait justifiées !
Il faut élaborer des orientations fortes de structuration de la société qui entrainent une rupture avec l’ancienne société !
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Devons nous nous contenter de défendre l’existence (tout à fait indispensable) des RASED et des IUFM pour faire partager la nécessité d’un système éducatif de haut niveau par la majorité de nos concitoyens ? Ou faut-il poser comme principe la fondation d’un système éducatif permettant à tous tout au long de la vie certes de trouver un métier mais aussi d’en changer, d’évoluer, de bouger, de créer, d’aider, de comprendre, d’accéder à la connaissance et donc de maitriser son destin ?
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Nous pourrions prendre l’exemple du système de retraite. Suffisait-il de s’arcbouter sur la défense des régimes spéciaux (avec leurs acquis primordiale) ou proposer la fondation d’un grand système universel de retraite prenant en compte les travaux pénibles, les départs progressifs, les périodes d’étude et de formation, les changements de travail et de secteurs d’activité (privé <--> public) ? Des 2 solutions, laquelle permettait le mieux la défense solidaire du « commun » ? Malheureusement nous connaissons la réponse !
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Nous pourrions prendre l’exemple de l’immigration. La régularisation de l’ensemble des « sans-papier » est tout à fait indispensable ! Mais cette mesure permettra-t elle de positionner à la hauteur des enjeux des flux migratoires dans les 50 ans à venir ? La réponse est non. Il faut travailler à une vision globale de la migration basée sur la création et le partage de richesses matérielles et immatérielles nouvelles !
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Il en va de même sur les sujets à travailler en dualité comme travail / développement économique / écologie, justice / sécurité, institutions / démocratie et beaucoup d’autres !
Bon tout çà c’est pour après le 7 juin. D’ici là allons-y ! Profitons des derniers jours de la campagne pour faire du frémissement actuel (le dernier sondage « TNS-Sofres Logica » diffusé jeudi 28 mai nous donne 7% des intentions de vote) un mouvement de fond.
À « donf » !
P.S. :
Et oui je publie le 3ème volet, avant le 2ème car pour le finaliser j’avais besoin de « matériaux » que je n’est sous la main dans l’immédiat !
Raymond Odent
contact@cocoblog28.fr
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