G20 de Londres : pschitt !
Par Raymond le jeudi 9 avril 2009, 07:17 - l'argent autrement - Lien permanent
Nicolas Sarkozy avait prévenu : on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu ! Loin des rodomontades du Président de la République, le G20 de Londres a fait long feu et rien ne devrait changer sous le soleil capitaliste : des promesses sans engagement sérieux en dehors de celui de continuer comme avant. Une opération de com' qui devrait rassurer au moins les paradis fiscaux et les requins en tous genres. Ils ont de beaux jours devant eux.
En ne voulant pas s'attaquer au dogme libéral, aux grandes institutions du capitalisme mondialisé, le G20 vient de rater une occasion historique de trouver une réponse juste et efficace à cette crise.
Un occasion ratée !
Avec la réduction de près de 3% du PIB en 2009, le gouffre est là. Il s'ouvre sous les pieds des peuples mais le conclave de Londres regarde ailleurs :
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personne pour remarquer l'évidence d'un système fou qui a poussé les salariés à s'endetter en maintenant au plus bas les salaires, permettant à une poignée de s'enrichir sur les deux tableaux : profits juteux et spéculation financière.
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personne pour remettre en cause les dogmes libéraux qui depuis 30 ans orchestrent la casse des services publics, du droit du travail, et présentent comme naturelle l'explosion des inégalités sociales et planétaires.
Le Casino ne sera pas fermé !
Cette prise de conscience n'a pas eu lieu. Et forcément, les décisions n'ont abouti au mieux qu'à quelque mesurettes, au pire à légitimer les politiques qui nous ont conduit là.
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Rien de concret d'abord sur le chômage alors même que 50 millions d'emplois pourraient être détruits dans cette crise et que l'on compte aujourd'hui près de 240 de chômeurs.
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Rien pour soutenir la consommation et les salaires, et remettre en cause le partage inique de la richesse créée.
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Rien de sérieux sur les paradis fiscaux, à qui l'on demande de coopérer et non de changer ou de disparaître.
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Rien pour remettre en cause la domination du dollar qui alimente l'ordre financier ancien et nourri la spéculation alors que grandit l’idée d’une monnaie commune de réserve internationale.
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Rien pour engager l'indispensable démocratisation des institutions financières internationales, soumises aux desiderata des marchés et des puissances financières.
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Rien enfin sur le contenu de la relance c'est à dire sur la nécessité de changer la donne et de construire un nouveau type de croissance, écologique et sociale.
La machine infernale relancée
Pas de miracle à Londres. Au contraire, les dominations anciennes se sont trouvées confirmées. Le FMI, la Banque mondiale et l'OMC sont mandatées pour surveiller l'économie mondiale alors qu'ils portent eux-mêmes de lourdes responsabilités dans la faillite du système.
Les dispositions prises ne serviront bel et bien qu'à relancer la machine infernale, à relancer l'accumulation capitaliste, à réaffirmer le libre-échangisme c'est à dire la liberté du renard dans le poulailler, et bien sûr à légitimer les plans de relance et de soutiens aux banques financés avec l'argent public.
Une chose est sûre : dans ces conditions, le retour de la croissance prophétisé pour 2010 ne sera pas à l'ordre du jour.
Ensemble, faire front !
Nous sommes des millions à ressentir et à partager ces urgences. Comment les faire avancer face à ce pouvoir sourd et arrogant ? En poursuivant les mobilisations sociales, assurément. Et en saisissant toutes les occasions de faire prévaloir d’autres choix politiques.
L’élection européenne du 7 juin prochain en sera une. Nous pourrons ce jour-là donner un carton rouge à la politique de Nicolas Sarkozy, et à toutes les politiques libérales qui fondent les traités européens actuels et nous ont conduis dans le mur.
Le tract au format PDF : http://www.pcf.fr/IMG/pdf/20090402-tractg20.pdf
contact@cocoblog28.fr
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