La crise en Eure et Loir : lutter pour imposer d’autres réponses
Par Raymond le samedi 21 mars 2009, 09:10 - L'Eure-et-Loir - Lien permanent
Dans la manifestation du 19 mars nous avons distribué notre tract intitulé :
S'unir pour … gagner, en Eure-et-Loir
face à la crise ...les résistances et ripostes doivent s'unir !
Pour gagner … s'unir ! Mais face à la crise du capitalisme il
faut s'unir aussi politiquement !
En conclusion nous écrivons :
C’est donc bien tout un système qui est en crise profonde, et qui cherche à exploiter cette crise pour accélérer ses choix dévastateurs. Il y a donc urgence à résister, à riposter, à inventer un autre mode de développementet de régulation économique et sociale, d’autres ambitions démocratiques et culturelles. Il y a urgence à FAIRE FRONT et à FAIRE DE LA POLITIQUE !
En juin 2009, nous avons l’occasion de donner une dimension européenne à ce front populaire qui doit advenir : changer cette Europe, aujourd’hui dirigée par une alliance de libéraux pur jus et de socio-libéraux, qui de traité en traité (Maastricht, Nice, Lisbonne) prétend imposer aux peuples des sacrifices toujours plus grands sur l’autel de la concurrence et du profit capitalistes, cette Europe que les peuples français et néerlandais en 2005, Irlandais en 2008 ont massivement refusée et que le « libéralisme » veut encore leur faire avaler de force.
En juin 2009, nous avons l’occasion de donner de nouvelles perspectives à nos luttes, de nous attaquer à l’argent roi, à unir politiquement notre peuple, à marquer des points contre la crise et les fauteurs de crise capitalistes en France et en Europe.
Dès maintenant, nous avons un outil que le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, les militants unitaires du NPA, et d’autres forces du travail et de la création mettent au service de l’unité : le Front de Gauche pour changer d’Europe peut permettre de porter, de la rue aux urnes, le même message d’espoir, message que les DOM ont aussi relayé : unis nous pouvons changer nos vies, nous pouvons imposer d’autres choix, et c’est maintenant que ça commence !
Rejoignez le Front de Gauche !
Premiers rendez-vous en Eure-et-Loir :
Jeudi 26 mars à 20h30, salle Némo,Centre Jules Verne à Mainvilliers
Vendredi 3 avril à 20h30, Centre St Jean à Dreux
Pour lire ce tract dans son intégralité cliquez sur l'annexe ci-dessous
À suivre !
Raymond Odent
contact@cocoblog28.fr
Et n’hésitez pas à donner votre avis en laissant un commentaire. Merci.


Commentaires
A titre indicatif, il n'y a pas de militants du NPA engagé dans le Front de Gauche. Le courant incarné par Christian Picquet est sorti du NPA pour construire le courant Gauche Unitaire, courant politique non affilié au NPA. Donc, il est inutile de rappeller ceci. Par contre, vous pouvez préviser que Chevènement, connue pour ses grandes lois contre les sans papiers qui sont encore en viguer, est en discussion avec le Front de Gauche et Mélanchon. Je pense que les sans papiers seront heureux de la nouvelle.
Bonjour Mathieu
Tout d’abord merci d’avoir poster un commentaire sur le Cocoblog.
Tu y soulignes qu’il n’y a pas de militant du NPA dans le Front de Gauche. Sache que je le déplore fortement et que je ne suis pas le seul !
A la question de savoir si le mouvement de Jean-Pierre Chevènement rejoindra le Front de Gauche, tu ajoutes que les lois initiées par Jean-Pierre Chevènement quand il était ministre de l’intérieur sont défavorables aux « sans papiers ». Je partage pleinement ton opinion ! Mais permet moi une remarque et 2 questions :
Est-ce que quand Olivier Besancenot côtoyait en 2005 sur les estrades des meetings pour le « non à la constitution européenne » Jean-Pierre Chevènement, ces lois étaient plus « douces » pour les mêmes « sans papiers » ? J’en doute fort !
Le fait de refuser de participer au Front de Gauche n’est-ce pas donner de l’importance au mouvement de Jean-Pierre Chevènement au-delà de sa véritable influence ?
Comment faire pour abroger ces lois et toutes celles votées par la droite chiraquienne où sarkosyste ?
Et là nous avons une véritable divergence que les citoyens doivent connaître pour pouvoir choisir !
En démocratie il n’y a qu’un moyen pour supprimer / modifier / créer une loi : un vote majoritaire du parlement. Pour cela il faut qu’il y ai au sein de ce parlement un nombre importants d’élus afin d’être capable d’entrainer une majorité d’entre eux à voter dans le sens désiré ! Et pour avoir des élus il faut l’unité !
Il ne suffit pas d’aller en Guadeloupe pour y crier en Créole « unité, unité », y déclarer à la presse que l’action du LKP est géniale … encore faut-il une fois rentré en Métropole ne pas faire l’inverse, c'est-à-dire de refuser cette même unité !
Pour changer une loi il existe également ce que nous appelons le rapport de force. Et ce rapport de force se construit en autre par les manifestations, par les grèves voir par la « grève générale ». En ce moment la question mérite d’être posée au mouvement social face à l’intransigeance de la droite et du patronat face à l’ampleur du mouvement social des 29 janvier et 19 mars. Mais comme son nom l’indique pour être générale une grève ne peut se faire tout seul …
… Et même si Olivier Besancenot avec 1 dizaine, voire 2 dizaines, de ces camarades de SUD va intimider le directeur d’un centre de tri dans les Hauts-de-Seine sous l’œil de 3 dizaines de journalistes, cela n’a pas entrainé une majorité de postier à faire grève le 19 mars !
Il ne suffit pas de répéter « y’a qu’à faire comme en 36 » pour que cela se fasse ! Pourquoi ? Parce qu’en 36 il y a eu et l’unité syndicale et l’unité politique de la gauche depuis 1934 !
Je pourrais également évoquer 68 ou après un mouvement social inégalé, une grève générale d’1 mois, la droite est revenu au pouvoir jusqu’en 1981 (13 ans !) suite à la désunion (le mot est faible) de la gauche politique !
Et comment mener une grève générale dans un département comme le notre ou la droite, le patronat de l’industrie, des services et de l’agriculture quadrillent, contrôlent, orientent et commandent quasiment tout les leviers de l’action publique, toutes les instances de décision jusque dans le plus petit village ! Les salariés de Philips à Dreux ou de BMS à Épernon en savent quelque chose !
Refuser d’avoir des élus, refuser l’unité pour en avoir d’avantage aux services des plus démunis de notre département, c’est laisser à la droite, au patronat, à la réaction les mains libres pour façonner encore plus notre société à leurs exigences de fric, de recul social et des libertés.
Pour moi être « anticapitaliste » c’est œuvrer à l’unité des forces politiques, syndicales, associatives qui luttent pour une autre société ! C’est ce que mes camarades et moi essayons de faire depuis des mois en Eure-et-Loir. Alors Mathieu tu connais l’adresse, la porte est grande ouverte pour agir ensemble et discuter !
Fraternellement
Raymond