En effet certains esprits « chagrins » voient dans la nomination de l’ancien secrétaire-adjoint de l’Élysée une nouvelle preuve de la tentation « Bonapartiste » du régime Sarkosyste.


Je partage ce point de vu mais j’aimerais le compléter par un aspect plus méconnu de cette nomination.


Car François Pérol  a été nommé à ce poste égalment pour ces compétences. Qu’on en juge :

C’est François Pérol, qui avait supervisé la création de la banque d'investissement commune à l'Écureuil et à la Banque Populaire, Natixis, en novembre 2006.

Création qui avait été saluée par tous le gratin médiato-politicard libéral comme un « must » de la modernité et qui aujourd’hui plombent les comptes des 2 banques mutualistes :

§          Natixis, qui accumule les déboires depuis sa création, accuse 2,8 milliards de perte, faisant ainsi plonger ses maisons-mères.

§          La Caisse d'Epargne a donc perdu, de son côté, 2 milliards d'euros, alors qu'elle avait dégagé l'an passé un bénéfice de 1,367 milliard. Une première depuis sa création en 1818.

§          Les Banques Populaires ne perdent, elles, « que » 468 millions d'euros.

§          Après un 1er prêt en décembre de 2 milliards d'euros reversés à Natixis, l'Etat va injecter jusqu'à 5 milliards dans le nouveau groupe sous forme d'actions préférentielles, convertibles en actions ordinaires d'ici 3 ans.

De quoi donner des sueurs froides aux 110 000 employés et aux clients de la nouvelle banque et donne raison au PCF la "suspension de la fusion" entre la Caisse d'Epargne et la Banque populaire et souhaite que ce rapprochement "s'inscrive dans la perspective d'un pôle financier public".

"Les conditions de ce rapprochement s'annoncent telles que les risques pour l'emploi des salariés et pour les intérêts des sociétaires de ces deux institutions mutualistes, coopératives sont considérables", estime dans un communiqué le PCF, qui craint une "dégradation" de la "qualité des services" en matière de crédit et de gestion de l'épargne populaire.

Il "demande la suspension immédiate de cette opération menée tambour battant sans aucune concertation", et "propose que soit réunie une table ronde de tous les acteurs de façon à ce que les coopérations intimes nouvelles nécessaires entre ces deux groupes visent l'efficacité sociale et non la rentabilité financière".

Le PCF propose que ce rapprochement "s'inscrive dans la perspective d'un pôle financier public" avec, notamment "la Caisse des dépôts, la Banque postale, Oséo, le Crédit agricole et le Crédit mutuel (...), mais aussi des banques en difficulté à renationaliser comme Dexia et Natexis, voire de grandes banques privées dont l'appropriation sociale est nécessaire".

Raymond Odent
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