Les actionnaires de l’entreprise « Bristol-Myers-Squibb » ont prévu dans un avenir proche la fermeture de l’usine d’Épernon mettant en jeu l’existence de 220 salariés et leurs familles, et aussi un potentiel de vie important pour la ville d’Épernon et les communes avoisinantes. La précarité, la pauvreté, qui existent déjà dans nos villes et villages, même si cela ne se voit pas forcément au premier abord, vont s’étendre dramatiquement !

Épernon est la 3ème ville du département dans l’ordre pour l’importance de la taxe professionnelle : 4 357 197  euros en 2007.

Le motif de fermeture n’est pas un problème économique. Le groupe dégage une montagne de profits passant de 2,1 milliards en 2007 à 5,2 milliards en 2008.

Que vont devenir les salariés de BMS alors que l’expérience montre que trop souvent le repreneur vient ramasser les aides publiques puis, de plan social en plan social, s’en va en laissant une friche industrielle ?

L’Eure et Loir est sinistré. Notre département a perdu 1500 emplois salariés, dont 550 au dernier trimestre 2008, soit + 15 ,1 %  contre 11 ,7 % au plan national.

Il ne se passe pas un mois sans que des suppressions d’emplois, des fermetures d’entreprises ne soient annoncées dans notre département (Philips, Flextronics, Valéo …).

Jusqu'à présent, nos cantons avaient été relativement épargnés. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Outre BMS à Épernon, de vives inquiétudes se font jour pour Sealed Air, FCI … à Coulombs, l’entreprise Tramico licencie 10 personnes et impose le chômage partiel … Et cette liste est malheureusement loin d’être exhaustive.

Et quant à Rambouillet, c’est l’usine Continental qui ferme avec à la clef la suppression de 400 emplois. Ce sont de nombreux salariés vivant dans nos communes qui vont connaître avec leurs familles de graves difficultés pour vivre.

Nous devons réagir !

Pouvons-nous accepter les décisions des actionnaires de ces entreprises sans rien dire ?

Pouvons-nous accepter de payer les conséquences sociales de ces décisions sans avoir notre mot à dire ?

Pouvons-nous accepter de financer les infrastructures, l’éducation et la formation, sans avoir notre mot à dire dans l’utilisation de ces dépenses par les entreprises ?

Pour nous, c’est clairement non !

Pouvons-nous faire autrement ?

Pour nous, c’est clairement oui !

Quels moyens avons-nous en notre possession ?

Déjà le dire, c’est proclamer haut et fort « nous ne laisserons pas faire », c’est poser un acte de résistance. Et l’histoire nous apprend que beaucoup se fait à partir de tels actes.

Des propositions, des actes, des idées existent dans notre pays, en Europe et dans le monde pour faire autrement.

En tant qu’élu local vous pouvez proposer de mettre à l’ordre du jour de vos prochaines assemblées délibératives (pourquoi pas lors d’une session extraordinaire) un point demandant :

·          De répondre aux besoins sociaux pour soutenir l’activité économique et l’emploi.

·          De réorienter les financements, de mobiliser de nouveaux moyens financiers,

·          D’instaurer des pouvoirs démocratiques nouveaux pour maîtriser l’économie.

·          D’annuler les plans sociaux en cours et d’organiser une table ronde avec les différents acteurs (salariés et syndicats, citoyens et associations, employeurs, élus et pouvoirs publics) et les institutions financières pour la mise en place de solutions alternatives.

 

Pour nous il est du rôle des élus de soutenir les salariés dans leurs actions pour la défense de l’emploi, de faire le maximum pour maintenir les industries et les emplois sur les sites.

C’est une exigence forte qui monte des salariés, des citoyens que nous rencontrons.