Dans une déclaration dédaigneuse le sous-Préfet (le « sous » est volontairement souligné par moi pour remettre se Monsieur à sa juste place, celle de dessous …) prétendait que les syndicats proposait de fausses solutions car « l’état n’avait pas vocation à nationaliser l’entreprise ».

Rejeter par principe et dogmatisme que l’état ne puisse prendre le contrôle d’une entreprise (donc le pouvoir en son sein) c’est volontairement se priver d’un moyen d’orienter la politique économique et industrielle du pays. C’est un abandon en « rase campagne » du pouvoir politique confié en France par le Peuple devant les exigences des actionnaires ! Cet abandon est un choix, ce n’est pas une obligation !

Pourtant la demande des syndicats et des salariés drouais est des plus légitimes :

 

§          Changer l’ordre des choses, placer l’efficacité sociale avant la rentabilité du capital !

§          Pour cela, exiger que le pouvoir prenne les décisions politiques et législatives permettant de s’engager en ce sens ! Oui c’est bien un choix politique !


Dire que l’on ne peut rien faire c’est reconnaître que l’on ne veut rien faire contre la logique financière !

Ce n’est pas le choix du PCF.

À l’initiative du PCF, le 15 mai dernier de nombreux militants politiques, syndicalistes, associatifs et élus ont débattu du thème « la crise financière, sa portée et les propositions qu’elle exige » (lien). À cette occasion les participants ont lancé un appel demandant entre autre :

 

§          la création dans toutes les régions des « Fonds publics régionaux » pour prendre en charge tout ou partie des intérêts des crédits pour les investissements matériels, de recherche, en logiciels….avec des taux d’intérêt d’autant plus abaissés, jusqu’à zéro, que sont créés de bons emplois et de bonnes formations.

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§          la sollicitation par les travailleurs de ces Fonds pour des propositions alternatives de développement des capacités réelles et humaines et des productions de leurs entreprises et à exiger des pouvoirs accrus sur les gestions des entreprises.

 

§          la création d’un pôle financier public national pour favoriser une croissance réelle riche en emplois de qualité. Outre la récupération des fonds publics d’exonérations de cotisations sociales patronales dans un Fonds national pour l’emploi et la formation, cela concernerait la Caisse des dépôts, les Caisses d’épargne, les banques mutualistes, la Banque postale, avec des conventions de coopération avec toutes les autres banques.

 

§          la décision de donner une autre mission de la banque centrale européenne (BCE), contrôlée par les Parlements nationaux et européen, à l’appui des propositions alternatives des travailleurs dans les entreprises et les services publics. Pour favoriser la croissance réelle et l’emploi, contre la spéculation, la BCE, en liaison avec les banques centrales nationales participantes comme la Banque de France, devrait refinancer les banques avec des taux d’intérêt d’autant plus abaissés pour les crédits aux investissements réels que sont programmés plus d’emplois et de formations efficaces. Au contraire, les taux seraient fortement relevés pour les placements financiers.

 

§          le développement des pouvoirs d’intervention et de coopération des usagers avec les personnels dans tous les services publics, des niveaux local et national aux niveaux européen et mondial.

 

En mettant au centre de la gestion des institutions financières et de crédit des critères de développement sociaux et l’intervention des salariés, ces propositions convergent vers l’exigence des syndicats et des salariés drouais :

 

§          faire primer l’efficacité sociale sur la rentabilité du capital !

 

Ces propositions ne sont pas « à prendre ou à laisser », elles sont à construire en les utilisant, en les faisant vivre.

 

Les communistes sont décidés à s’investir dans ce combat.

Raymond Odent 
contact@cocoblog28.fr
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