Ce résultat n’est pas surprenant en soi. Cela fait 30 ans que la droite et la social-démocratie matraque l’idée que les fonctionnaires sont des fainéants, coûteux pour nos impôts et que le budget de l’état doit se gérer comme le compte en banques de chacun, c’est à dire à l’équilibre à la fin de chaque mois.

Image savoureuse si il en est, puisque la société de consommation via le crédit, les cartes à paiements différées et les découverts dits autorisés font qu’un grand nombre de ménages vivent à découvert en permanence !   

Mais c’est quoi les dépenses publiques ?

Les dépenses publiques c’est utile.

Il y a ce que nous voyons tous les jours : la santé, l’éducation nationale, la police …

Mais il y a aussi ce que nous ne voyons pas ou moins. Ces missions se font dans l’ombre du grand public, mais sont indispensables pour notre vie de tous les jours :

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§          L’inspection du travail

§          Les inspecteurs du permis de conduire

§          Ceux de la concurrence et des fraudes, de la veille sanitaire, de Météo France, des douaniers et de beaucoup d’autres …


Fonctionnaire avant d’être un statut ce sont des métiers, des compétences au service de tous et du développement de notre pays.

Diminuer le nombre de fonctionnaires c’est réduire les compétences, les services rendus et leurs qualités. Quand on casse une usine, on perd des compétences, des richesses, des revenus, on dégrade l’économie, on hypothèque la croissance. Il en va de même quand on supprime un service dans un ministère.

Le statut vient en compensation de la spécificité des missions.

Alors pourquoi cette frénésie de démolition?

Parce-que réduire les impôts pour les riches, augmenter sans cesse les exonérations des cotisations sociales cela diminue forcément les recettes du budget de l’état !


Mais aussi parce que moins de fonctionnaires = moins de services publiques = + de profit !

Les dépenses publiques c’est aussi une manne financière qui échappe encore en grande partie aux appétits des entreprises privées. L’enjeu pour la bourgeoisie est donc également d’en récupérer la plus grande partie pour s’enrichir d’avantage.

Éducation, santé, des marchés colossaux et une casse à marche forcée !

C’est la raison de l’offensive sans précédent contre l’éducation nationale. L’objectif est d’arrivé à un service public minimum :

 

§          Programmes régressifs pour l’école primaire imposés par le Ministère de l’éducation,

§          Suppression de la carte scolaire pour faciliter l’inscription des très bons élèves dans les lycées « réputés »,

§          Généralisation des bourses aux mérites,

§          Charge aux familles qui en ont les moyens de compléter ce minima public par un recours aux boîtes de soutient scolaire voir l’inscription de leurs enfants dans les lycées privés !


C’est ce qui se met en place au quotidien dans les hôpitaux publics :

 

§          Tentatives de la part des directions des hôpitaux de faire accepter par les syndicats  le doublement des tarifs hospitaliers contre la promesse du  paiement des heures supplémentaires et de quelques embauches,

§          privatisation des services généraux (entretiens, cantine) mais également des soins !

§          accentuation du rôle des laboratoires pharmaceutiques (formation, non remise en cause des prix des médicaments …)

 

L’exemple de la culture

Tiens il y a ceux de la Culture. A quoi peuvent-ils bien servir cela ?
Vous connaissez les salles comme l’Atelier à Spectacle à Vernouillet,  où l’Espace Soutine à Lèves. Il y a les associations comme le Mur du Son ou l’Adiam qui permettent au jeunes musiciens Eulériens de se produire, l’accompagnement des artistes et des compagnies du spectacle vivant, l’intervention des artistes dans les écoles, collèges et lycée, les
actions en faveur du cinéma, de la lecture … Votre enfant fréquente une école de musique … Derrière toutes ses activités il y a des subventions publiques, majoritairement des collectivités locales mais également de l’état.

Mais il y a aussi tout un réseau de structure décentralisées qui font vivre la culture dans notre département. Moins de dépenses publiques d’état pour la culture, c’est par un jeu de domino, moins de structure dans notre département, moins d’accès pour tout le monde.

Ah oui il restera la FNAC, TF1 et RTL pour nous faire gagner des places lors de quelques spectacles de grande consommation au stade de France. Nous serons assez loin de l’ambition qu’avait Marie-Georges Buffet dans son programme de l’élection présidentielle en 2007 :

 « Il n’y a pas de progrès social sans un développement des arts et de la culture qui puisse être partagé par toutes et tous. »

Ceux qui tuent la culture ce n’est pas les jeunes qui téléchargent, ce sont bien les grands groupes de l’informatique, de la téléphonie et de l’Internet … Les actionnaires et dirigeants de ces entreprises n’ont pas besoin d’intermittents du spectacle ni de fonctionnaires du Ministère de la Culture. Ils ont besoin de spécialistes du marketing pour aliéner les consommateurs et en particulier les jeunes en leur faisant croire que la liberté s’achète en « super-promo » ! Il va de soi que ces gens-là ont une sainte horreur des fonctionnaires de la « concurrence et des fraudes » qui avec leur petits moyens ont la prétention de mettre des bâtons dans les roues à la « concurrence libre et non faussée » !

Oui mettre fin au statut des intermittents du spectacle, supprimer les recettes de l’audio-visuel public et réduire le nombre de fonctionnaires, procède bien de la même volonté :

réduire la culture à un business pour les multinationales de la communication !

Raymond Odent
contact@cocoblog28.fr
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